TEMOIGNAGES, INVITES

Ici, je publie les témoignages qui m’ont été envoyés par mail ou courrier. Et pas que cela.

J’aime certains photographes, certaines photographes. J’aime leurs photos, pas forcément ce qu’ils ou ce qu’elles sont. Parfois c’est l’inverse. Et, le plus souvent, ce sont les deux choses mélangées. Il y a les grands, les très grands photographes très connus, mondialement connus. Et puis il y a les autres : ce sont ceux et celles là à qui j’ai décidé d’ouvrir un peu d’espace. J’aime leurs photos, leurs regards sur les choses. Qu’ils vivent ou non de leur art. J’aime leur travail. Alors de temps à autres, je les inviterai à publier certains de leurs clichés, un album leur est réservé, et ils viendront s’exprimer sur cette page.

Si vous voulez les rejoindre, on ne sait jamais, envoyez moi quelques photos accompagnées de quelques mots : je vous répondrai dans tous les cas. ———————————————————————————

Un témoignage…..

Un mail reçu ce samedi matin 31 mai 2008, comme un petit cadeau au réveil. De bien jolis mots écrits avec le coeur et qui ont réchauffé le mien…. Des mots venus d’une jeune femme malienne, née à Bamako et âgée d’une vingtaine d’années. Je lui ai demandé l’autorisation de publier son courriel anonymement, elle a acceptée.

Il était sept heures ce matin lorsque je suis tombée par hasard sur votre site internet.

L’écran de mon ordinateur m’éblouit, me donne envie de retourner au lit en même temps qu’il me retient.
J’aime votre travail. Je n’ai pas encore vu toutes vos photos, mais j’ai lu vos mots et ce sont des mots qui touchent, et pour cela je voulais vous remercier. Merci pour cette idée toute simple de la photographie, merci pour l’amitié que vous portez à vos modèles, pour cet émerveillement que avez pour l’Afrique. Ce que je vois dans le peu que j’ai visionné de votre travail, c’est de la fascination (et même plus, de l’obsession) et une curiosité enfantine; le tout contenu dans un regard d’homme.
Si je n’avais pas été touchée par vos images, je vous aurait écris pour condamner votre travail comme le projet malsain d’un pauvre homme blanc dont la tête est bourrée de stéréotypes et de mépris à l’égard de “la femme noire”. Mais enfin je veux bien reconnaître que les femmes sont différentes et que différents “types” de femmes inspirent diffréntes choses. Je suis loin de blâmer ce que vous faites, disons que je suis curieuse…
Loin de moi l’idée d’être l’un de vos modèles, je n’ai pas cette prétention et puis je ne crois pas être faites pour ça. Vos modèles respirent l’Afrique, ça les rend belle (par ailleurs, on sent beaucoup de délicatesse dans l’hommage que vous rendez à votre femme et ça aussi ça la rend belle).

Moi, je suis toujours en quête d’une Afrique que, pour une raison ou pour une autre, je sens glisser entre mes doigts… Je suis née à Bamako, je vis en France depuis longtemps et je suis novice dans l’art de la photo!

Merci encore une fois pour cette belle leçon: je ne sais pas très bien ce que j’ai appris mais je ressens le goût, le contentement des choses fraîchement apprises.

Cordialement.

Un autre témoignage, important lui aussi, il est peut être le début d’une longue carrière… (29 juillet 2008) :

Belles photos!! Est-ce que Vanessa habite en France? J’aimerait l’inviter pour mon petit projet video (remunere). Je serait reconaissante pour me metrre en contacte avec elle, si possible.

Merci!

Anna Pytlowany

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UNE INVITEE PERMANENTE : LINDA FERRERO

Linda est une très chère amie, je la laisse se présenter avec ses propres mots….On peut retrouver ses clichés dans l’album “Invités”

Art-thérapie
Tu m’as dit : “Ecris-moi quelque chose…” Hein ?! Quoi ? “Ben… Comment tu en es venue à la photo…” Ah bon…! Heu … Alors voilà : au temps des argentiques, je bombardais et me ruinais. J’ai donc mis de côté cette ruineuse activité. Puis, vînt l’ère du numérique et sa rencontre, grâce à un forum d’aquariophilie. Entre temps, certains événements de la vie m’avaient emplie d’émotions confuses que je n’arrivais pas à extérioriser complètement malgré une psychothérapie. La sensibilité à fleur de coeur, j’ai donc défier les lois bancaires pour me lancer. Ah ?!? Tu fais de la photo ? Non, je fais des photos ! J’essaie de faire passer une émotion, un sentiment, là, enfouis, qui ne demandent qu’à exister, d’une durée éphémère ou non, mais c’est aussi manière de les faire perdurer bien que paraissant figés, au-delà du cliché immobile, cet instant se perpétuant donc de par l’interprétation qu’on en fait, de l’imagination du moment, l’humeur, etc. Le cheminement est simple : c’est “être ému” par un endroit, une lumière ou une attitude, une expression, … et percevoir et faire ressortir, restituer ces émotions qui nous sont propres par l’objectif. Les extérioriser. Les photos peignent des histoires sans cesse renouvelées, elles nous révèlent, si l’on veut bien s’y attarder un peu…

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UNE INVITEE PERMANENTE : DIAHALA DOUCOURE

Diahala a tout juste 19 ans, elle est malienne, née à Bamako. J’aime beaucoup sa vision de la vie, des choses. Je la laisse se présenter. Vous pouvez bien sûr retrouver ses clichés dans l’album “Invités”.

J‘ai 19 ans, bientôt 20.

A 19 ans, on a pas le temps. On a plus le temps ou on ne l’a pas encore.

Pas le temps de regarder avec attention, de fixer à l’aide des mots les impressions intenses, parfois subtiles que ce même temps ne nous laisse pas savourer.

Je vis en France, je me sens de ce pays, mais je suis Africaine. Encore une chose que je ne prend pas le temps d’interroger; ancrée au plus profond de moi et sur ma peau aussi.

M’inviter ici, c’est me permettre de prendre le temps de choisir mes photos, mes mots. Une façon de me rappeler qui je suis et ce que j’aime.

Aussi modeste que mon travail puisse être, c’est avec bonheur que je le montre aujourd’hui.

Sous l’aile bienveillante et protectrice de mon ange.