MES MODELES, NOTICES PHOTOGRAPHIQUES
“Beauté des femmes Noires”” Galerie permanente
C’est et ce sera toujours la première de mes modèles, s’il n’en reste qu’une ce sera de toutes les façons Elle. Je la photographie tout le temps, partout, en toutes circonstances et sous toutes les coutures. Beauté rare, charme éblouissant. Chaque partie de son corps est un résumé d’esthétisme à elle toute seule. Je suis amoureux de ma femme pour des milliers de raisons, surtout celles que je ne connais pas. Il y a des moments où je voudrai avoir à chaque instant mon appareil pour fixer ses yeux magnifiques, son superbe sourire qui me fait fondre et les couleurs changeantes de sa peau. Chaque matin je m’émerveille de la voir doucement renaître à la vie, tous les soirs c’est un bonheur de la regarder s’endormir. Banalités sans doute mais réalités d’un homme tout simplement heureux. Il y a dans mes cartons et dans ma tête des milliers de clichés de Safyatou et j’enrage parfois de ne pas pouvoir en montrer certains mais je les garde pour moi, pour nous parce qu’ils n’appartiennent qu’à nous. Elle représente tout ce que j’aime, totalement, chez une femme : rondeurs parfaites où il faut, courbes élégantes, classe naturelle, chic inné et démarche altière. Tout n’est chez ma femme que sensualité et grâce. Peau noire aux reflets café ou chocolat, tout dépend de la lumière, du temps qu’il fait ou de son humeur ; elle peut passer au bleu-violet et quand j’arrive à capturer ses éclats c’est un moment rare de félicité. Ses fesses divines sont comme un visage dont on ne peut détacher le regard, de l’art pur ; la forme parfaite et sa cambrure est un paysage où j’aime me promener. Jeunesse, joie de vivre, curiosité insatiable et mélancolie dans le regard complètent tout ce que j’aime déjà par-dessus tout.
Aicha K. (Burkina Faso)
Jeune fille née en France mais très attachée à son pays d’origine, le Burkina Faso, dans lequel elle s’est déjà rendue, Aïcha est âgée de 18 ans et se ressent très africaine. Timide, réservée ; elle manifeste néanmoins une détermination sans faille : elle veut être mannequin. N’ayant pas peur de se montrer malgré une pudeur qu’elle avoue à demi-mots. Docile et douce, Aïcha témoigne d’une grande capacité d’écoute : avant, pendant et après les séances nous avons beaucoup parlé ; elle s’est montrée ouverte, attentive et prête à tenter des expériences un peu « hors-cadre » que j’ai pu lui proposer. Souriante, travailler avec elle est très agréable. Lors de notre première rencontre, j’ai tout de suite été fasciné par la grande mélancolie qui se dégageait de son regard, de ce monde « invisible qu’elle semblait regarder au de notre monde visible » comme l’ont beaucoup d’Africains et que notait le journaliste-écrivain polonais Ryszard Kaspuscinski, grand spécialiste du continent Noir dans son livre « Ebène ». D’une tendresse qui ressort par tous les pores de sa peau, on sent d’une manière latente une volonté forte, un je ne sais quoi de lyrique ; une personnalité qui sait ce qu’elle veut. Grande (1,74 m), fine (63 kg) avec de longues jambes interminables elle possède tous les atouts pour parvenir à ses buts. Je pense que nous ferons un petit bout de « chemin photographique » ensemble…
Séverine (Guadeloupe)
Bonne élève quand je l’ai connue alors qu’elle était en terminale et prenant sa scolarité en même temps que son avenir très au sérieux, Séverine était âgée de 18 ans lorsque je l’ai photographiée pour la première fois et la dernière puisque mes clichés ne correspondaient pas à l’usage qu’elle voulait en faire. Néanmoins, cette unique séance fut très agréable. C’était un dimanche après midi d’un début d’automne, la lumière d’un ciel bleu avec des températures justes pour faire frissonner la peau. Paris commençait à prendre une couleur ocre. Je n’avais rien préparé de particulier pour ces prises de vues, je les ai faites au feeling, suivant mes impressions et mon humeur du moment ; qui était je crois m’en souvenir assez mélancolique. Très sûre d’elle-même, de ses origines antillaises bien revendiquées, Séverine m’a offert une belle écoute ce qui a permis de prendre des images qui m’inspirent la nostalgie, notamment avec la lumière des bougies ou celle d’un soleil déclinant d’une fin d’après midi automnale. Nous nous sommes quittés en bons termes, content l’un et l’autre de ces trois heures passées ensemble. D’un caractère affirmé mais souple à la discussion, avec des attributs très féminins notamment les courbes ravissantes de ses fesses ou des déhanchés naturels du plus bel effet elle devrait percer si elle choisit de continuer dans cette voie.
Aïssatou A. (Sénégal)
Rencontrée par hasard, tellement par hasard que je ne me souviens plus des circonstances, Aïssatou fut la toute première que j’eusse photographiée avec l’idée « de faire une exposition, donc de montrer mes photographies ». Ce sont ces formes qui m’ont séduit tout de suite, j’ai vu immédiatement le profit que je pouvais en tirer dans l’optique de mon projet : montrer la diversité de la beauté de la femme noire. Fesses parfaites (elle voulait les avoir plus grosses pour « plaire à son copain » disait elle…), seins fermes et en poire, petite taille mais bien proportionnée. Elle a essuyé les plâtres de mes premiers clichés, hésitants ; je cherchai la voie et elle me servit, bien gentiment, de cobaye… Fille d’un avocat sénégalais, elle m’a parlé des actions humanitaires qu’elle entreprenait dans son Sénégal d’origine, notamment en fournissant quelques écoles reculées dans le pays en crayons, cahiers, stylos et autres trousses. A l’époque où je l’ai rencontré, du haut de ses vingt ans, elle se cherchait et ne savait pas trop quel chemin prendre. C’est la seule dont je n’ai pris aucun cliché du visage. Un signe ?
Beverly (Guadeloupe)
Une météorite… voilà ce que fut Beverly en tant que modèle. Beaucoup de coups de téléphone et de textos (ah les moyens de communication modernes !) simplement pour essayer de fixer un rendez vous et celui-ci est venu tard, un après midi. Une heure ou deux, peut être moins passés ensemble. Quelques clichés presque pris à la sauvette, au final un seul de gardé… Beverly cherchait du travail, il lui en fallait absolument : d’où un agenda bien rempli, des rendez vous partout et pour tout. Avant que l’on puisse faire une deuxième séance, qu’elle souhaitait, elle se retrouva hôtesse dans un aéroport si je me souviens bien… Horaires extensibles, week end chargés… Quelques coups de fil encore, des textos parfois, et puis impossible de refixer quoique ce soit… « le tourbillon de la vie » comme chantait Jeanne Moreau dans un film de Truffaut. Jeune femme de 22 ans assumant sa créolité, elle possédait un caractère bien trempé, sachant exactement où se trouvaient ses priorités. Beaucoup de charme, une beauté limpide sans être flashante ; une simplicité à toute épreuve (elle me parla par exemple en me montrant ses hanches et ses fesses de sa « cellulite » qu’elle trouvait disgracieuse alors que je la trouvai au contraire délicieuse, et puis elle n’en avait pas autant que cela, les femmes exagèrent toujours ce genre de choses…) c’est ce que j’ai aimé chez elle. Un petit bout de femme avec la tête bien sur les épaules. Peut être un jour ferons nous cette seconde séance…
Maram (Mali)
De tous mes « modèles » rencontrées jusqu’à présent, voilà sans aucun doute celle qui était le plus loin de l’Afrique : Maram était bien insérée dans l’Europe, m’a parlé très très peu de son pays d’origine dans lequel elle n’avait d’ailleurs jamais mis les pieds, et pour dire vrai on aurait dit qu’elle s’en fichait pas mal. Peut être était ce dû aux problèmes existentiels qu’elle traversait à la période où nous avons fait connaissance. Elle était serveuse en extra dans le bistro parisien de Belleville dans lequel je me rendais tous les jours pour écrire, lire les journaux, boire un café et discuter. C’est d’ailleurs là, et uniquement là, que je l’ai photographiée. Et je suis satisfait du résultat qui pourtant au départ ne semblait pas évident tant la belle ne manifestait pas une envie débordante : au contraire, elle semblait dire « oui » pour me faire plaisir, ce que je n’aime pas du tout. Petite taille, minois charmant, démarche altière et paquet de nerfs, Maram et moi avions prévu de nous téléphoner pour faire une vraie séance ; mais elle a quitté son emploi dans le café et plus personne ne l’a jamais revue. Nous n’avons pas eu le temps d’échanger nos numéros. Je continue néanmoins à fréquenter le même bistro…
Noella (République Centrafricaine)
Notre rencontre s’est faite en deux fois, en deux mouvements, en deux approches. Une cascade de sourires, de rires, de vitalité au téléphone d’abord ; une tornade de motivation. Et puis un rendez vous manqué, de ces « choses qui ne doivent pas se faire et qui ne se font pas ». Les mois passent, silencieux. Et puis un jour peu avant le printemps une fleur qui reprend des couleurs : Noella m’envoie un signe, timide. Un mail où elle m’écrit qu’elle espère que je ne l’ai pas oublié. Non, je n’ai rien oublié. Tout de suite un feeling, une symbiose. De longues discussions autour d’un thé pour elle, d’un café pour moi. Des séances gaies, vives, remplies de création. Un bouillonnement permanent, des idées qui fusent dans tous les sens. Tous les deux à l’aise : « Faisons une série sur ceci, une sur cela et encore une autre sur tel sujet ; et comme ça tu en penses quoi ? Et si on faisait comme ceci ? Je pourrai me mettre dans cette position tu penses que ça pourrait le faire ?… » Noella est une joie de vivre permanente, visible, affichée et revendiquée. Et derrière le masque une sensibilité à fleur de peau, une sensualité toute en retenue, une séduction discrète et une fêlure ouverte sur la vie ; des douceurs infinies mêlée à une violence confuse diluée par son visage de poupée. Son corps n’est que courbes, rondeurs, lignes, pleins et déliés. De sa chevelure qu’elle change très souvent à ses petits pieds adorables en passant par sa divine cambrure elle est une petite sucrerie à photographier et j’ai toujours le même plaisir à la « capturer » à travers mon objectif.
Coumba T.(Sénégal)
Voilà un modèle qui m’est très proche puisqu’il s’agit d’une des cousines de ma femme. Coumba est une jeune femme naturelle, tant dans ses formes voluptueuses que dans son caractère franc et direct. La couleur de sa peau offre à mon objectif une palette de reflets impressionnante ; sa grande facilité à poser ainsi que ses envies rendent le travail avec elle très agréables. Souriante et avenante, le fait qu’elle fasse partie de la famille me permet de discuter avec elle de façon sans doute plus proche, plus intime encore qu’avec un autre modèle ; il n’est pas à négliger que ma femme et elle s’aiment beaucoup (presque comme deux soeurs pourrait on dire) ce qui facilite bien des choses. Dans une période difficile lors des premières photos, elle a vu dans celles ci un des moyens de retrouver une confiance perdue ou du moins bien lointaine. Puisse être le cas. J’ai beaucoup d’affection pour elle, je la trouve attendrissante ; ma femme et moi on a souvent envie de la protéger malgré un caractère bien trempé mais qui cache bien souvent une sensibilité à fleur de peau. Les courbes de ses seins et leur volume, la forme de son visage et ses regards mélancoliques, sa douceur mêlée à une détermination assurée, son élégance font de Coumba une femme que j’aime photographier.
DOMINIQUE (Cameroun)
Elle est tombée par hasard sur mon annonce. Ou sur mon site. Je ne me rappelle plus très bien. Cette jeune femme d’une trentaine d’années est une sage et en même temps aime se lancer des défis : poser en est un. Comme à mon habitude, nous nous sommes rencontrés avant toute séance, pour parler, nous connaître, voir ce que nous pouvions faire ou pas. Quand je lui ai demandé quel rapport elle avait à l’Afrique elle m’a répondu qu’elle n’en avait pas : elle était africaine, voilà tout. Née au Cameroun, Dominique est une femme solide de 1m 82 pour 130 kgs. Une vraie femme, avec tout ce qui va avec. Port altier, élégant ; classe naturelle nous nous sommes rendus tous les deux sous la pluie au parc des Buttes Chaumont et j’ai pu remarquer que le chic allait jusque dans la façon de tenir le parapluie. Des courbes voluptueuses de ses seins généreux aux rebondissements de ses fesses en passant par son visage de femme-enfant elle est, comme dirait mon ami photographe Patrick Wecksteen, un régal pour les captureurs d’images que nous sommes, nous les photographes. Facile à diriger mais avec une autorité naturelle parce qu’elle sait ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas, Dominique est une femme ouverte, libre d’esprit et pétrie de dons artistiques qu’elle n’ose exploiter : puisse les photographies lui permettre de les épanouir !
DIAHALA D (Mali)
Elle est arrivée un beau matin du mois de juin, tôt. Elle a pris la forme d’un mail que mes yeux ont lu, embrumés, au tout petit matin. Le goût particulier des belles choses, inattendues. De jolis mots, des phrases qui sonnent juste, des longues lignes… Elle ne voulait pas poser estimant ne pas “être faite pour ça”. Elle me parla d’une passion pour la photo. Elle m’a beaucoup parlé, on a beaucoup parlé ; on parle toujours beaucoup. Puis nos visages se sont vus et depuis ce temps là on ne se quitte plus, d’une manière ou d’une autre. Je regarde ce petit bout de femme avec son turban coloré, du haut de ses 19 ans, africaine jusqu’au bout des ongles (elle est née à Bamako au Mali) et je décide de lui réserver un espace sur mon site, parce que ses photos sont belles, parce qu’elles veulent dire quelque chose, parce qu’elles représentent son regard sur la vie et que ce regard me plait ; j’aurai voulu faire moi même certains de ses clichés.. Elle travaille avec l’argentique et la différence de rendu est parfois spectaculaire. Je lui ai prêté mon appareil Canon 35O D reflex numérique, l’appareil photo va bien avec son sourire, sa grâce et son élégance ; encore plus quand elle croise ses longues jambes. On peut lire sa note dans l’onglet “Témoignages et invités”, j’en rougis encore… Comme de son mail reproduit dans le même onglet qui frappa si fort mon coeur ce matin là. Diahala est un être humain précieux.
CHINA D (COTE D’IVOIRE)
Naturelle, spontanée : ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit tout de suite pour qualifier China. Eternel sourire aux lèvres, regard fascinant, air mélancolique ; elle est dans sa façon d’être et de se mouvoir dans l’espace un poème à elle toute seule. La première fois que je l’ai vue c’est à travers quelques photos qu’elle m’avait envoyé. J’ai tout de suite vu cette nostalgie photographique dans son visage. Puis devant son diabolo menthe, ici dans ce café de Ménilmontant à Paris, elle rayonnait. Elle m’explique qu’elle va partir deux mois à Abidjan, revenir quelques jours puis repartir en Angleterre.. Bigre ! Il faut que je fasse vite pour la shooter. La demoiselle est une voyageuse. Africaine, elle l’est jusqu’au bout des ongles. Ivoirienne elle l’est tout autant dans sa culture, dans sa manière de vivre. Tenant un discours éclairé et réaliste sur l’Afrique, ses enjeux, ses défis, son histoire et son avenir, China est une jeune femme avec la tête sur les épaules ce qui n’enlève rien à tous les rêves qu’elle peut avoir ; dont certains transparaissent derrière son regard. Courbes voluptueuses, de sa cambrure (dont elle dit qu’elle est plus haute que normalement….) à ses seins bien ronds, qui lui vont bien à un petit ventre adorable en passant par des fesses divinement proportionnées ; tout son corps est une invitation aux délices du regard photographique, du regard tout court. China est toute en rondeurs douces, pleines ; son visage est comme celui de cette jeune fille dont un écrivain disait “on ne peut s’en détacher” : bouche gourmande, yeux expressifs, joues sucrées et sourire craquant. Elle sera peut être la première que j’irai photographier là bas, sur le continent Noir….
VANESSA V (GUADELOUPE)
Deux temps : avec Vanessa, tout s’est toujours fait en deux temps. Notre rencontre d’abord. On se voit une première fois puis on prend rendez vous pour une première séance. Patatras ! J’ai un empêchement, je l’informe que je la rappellerai. Et puis les choses de la vie… je ne l’ai pas fait. Mais voilà la dame est tenace, pleine de volonté, sait ce qu’elle veut. C’est elle qui m’a rappelé… Quelques mois après, alors que je ne m’y attendais pas. Au bout du fil toujours cette voix lente, posée et qui calme. Les mots sont simples, directs : “Je veux que tu me photographies, j’aime tes photos” me dit elle en substance. Chez Vanessa, ce qui frappe d’abord c’est l’élégance naturelle, la classe et la grâce. Une façon de marcher, de venir vers vous, d’approcher ses joues. Puis un regard, étrange, fascinant. Une manière de vous regarder qui décontenance tout en rassurant. Et simultanément il y a le discours, les mots, les phrases et la manière de voir les choses. Déroutante. Cette Vanessa est déroutante. Pas de rondeurs mais des courbes, des lignes, des points de fuite. Des sourires extraordinaires. Des gestes gracieux, presque de la danse. Merci Vanessa.
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Sasa (France/Maroc) : book avril 2008.
(A suivre…. Paris, 4 juillet 2008)





